Le choeur et son chevet médiéval

Publié le par Julien

Le choeur

 

Le chevet roman de l'église

 

Sur le choeur, il n'y a pas tant de choses à dire. Bien que son emplacement soit resté le même depuis le Moyen-Âge (vu l'ancienneté du chevet et la présence de la crypte romane), il est évident que le bâti en élévation a été entièrement refait plus tard. A la vue des décorations internes mais surtout de l'architecture des murs goutteraux, il est possible que cette reconstruction date du XVIIIème siècle (analogies avec le clocher construit en 1751).

          Pour ce qui est du chevet, l'architecture tranche nettement avec le reste de l'édifice. Nous pouvons observer ici une maçonnerie épaisse aux fenêtres rares et étroites, au talus prononcé et dotée sur les flancs de contreforts élancés. Ce type de construction ne peut coïncider avec les différents aménagements du XVIIIème ou XIXème siècle, parfaitement enduits d'ailleurs, et ne répond pas à la logique architecturale de ces époques (basée sur le paraître et l'élégance). Du point de vue du bâti, une foule de détails marque l'ancienneté du chevet et le style auquel il peut se rattacher. En effet, tout porte à croire que nous avons affaire à un des derniers vestiges de l'église romane qui dominait autrefois le village paroissial. Non seulement l'épaisseur du mur ou encore les petites fenêtres en lancette laissent croire qu'il s'agit d'une architecture dite romane mais en plus nous savons que l'utilisation des chevets plats (aspect rectangulaire) était courant parmi les petits édifices religieux du Bourbonnais à partir du XIème siècle.

          Quoiqu'il en soit, la plupart des indices que nous possédons laissent penser qu'il existait une église au Moyen-Âge. Ainsi, l'imposant talus, élément de fortification qui répondait aux nécessités d'une période parfois violente, ou le témoignage de deux actes datés de 1106 et 1122 et faisant allusion à un site de Billy, donnent à croire qu'un sanctuaire paroissial s'élevait en ces lieux au début du XIIème siècle. De plus, la mention d'un prieuré dans les anciens livres de comptes et l'utilisation du vocable Saint-Nicolas (courant au XIIème siècle), autrefois attribué à l'édifice, viennent confirmer cette thèse...

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