Le plan et la nef

Publié le par Julien

Plan de l'église  La nef

 

L'église de Billy possède un plan tout à fait courant calqué sur la symbolique de la croix palatine. L'édifice religieux est donc composé d'une nef à croisées d'ogives encadrée par de simples bas-côtés (permettant le contrebutement du vaisseau central) aux voûtes en plein cintre formant un quart de cercle. Plus à l'Est, on situe le choeur qui est séparé de la partie Ouest par le transept (Nord-Sud) reposant en son centre sur une voûte en coupole entièrement peinte. Le chevet, pour sa part, forme une simple excroissance et a comme caractéristiques d'être plat car de forme rectangulaire (en opposition aux absides en demi-cercle souvent utilisées dans l'art roman).

          Comme nous l'avons dit précédemment et à la vue du plan de l'église, présenté ci-dessus, réalisé par l'architecte Jean-Bélisaire Moreau, le sanctuaire de Billy est un agrégat de constructions édifiées à des époques différentes. De l'état le plus ancien (XIIème siècle), ne subsiste que le chevet, la crypte et éventuellement quelques soubassements. Comme pour d'autres édifices, l'église a subi des transformations au cours des siècles soit pour adapter la construction aux nouveaux besoins et nouvelles modes, soit dans le cadre de restaurations conséquentes. 

          Aussi, bien que nous ne connaissions pas l'évolution architecturale que subit le sanctuaire durant le Moyen-Âge, nous savons qu'une chapelle fut élévée dans le premier tiers du XVIème siècle pour former le bras nord du transept (existait-il avant?) et nous pensons sérieusement qu'il connut d'importantes transformations au cours du XVIIIème siècle avec l'édification du clocher près du portail (une plaque commémore cet "évènement") et l'aménagement du choeur auquel s'ajoute une partie de la nef. Quant à la construction la plus récente, elle est à chercher dans les années 1880, quand l'architecte Moreau entreprit de redonner éclat (avec plus ou moins de succès) à un bâtiment qui, peut-être, se délabrait. Toujours est-il que si ses plans nous apportent quelques informations sur les aménagements réalisés, il en résulte que cette restauration à éradiquer un pan important du bâti d'autrefois. Ce fut sans doute le grand mal qui caractérisa cette période (1850-1950) où l'on connut une recrudescence dans l'intérêt porté au patrimoine architectural mêlée à une certaine ignorance des réalités du passé et des procédés pour le préserver.

         

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