La cure paroissiale

Publié le par Julien Jobard

Le presbytère

 

Qui dit présence d'une église paroissiale, dit établissement d'une cure et ainsi d'un presbytère. En effet, au Moyen-Âge, comme aujourd'hui, un ou plusieurs desservants pouvaient être rattachés à un lieu de culte pour procéder aux cérémonies du calendrier religieux, aux bénédictions et simplement s'occuper de ses ouailles. Qu'en était-il alors de la paroisse de Billy?

          Dès le début du XIIIème siècle, il est fait mention dans les textes du premier prêtre connu sur le site, un certain Népos, peut-être parent des sires de Bourbon ou de l'évêque de Clermont. Relevait-il directement du prélat auvergnat ou dépendait-il d'une autre institution religieuse telle que l'Abbaye de la Chaise-Dieu? Cette question n'est pas anodine car nous savons, d'après des registres de compte du XIVème et XVème siècle, que l'église paroissiale relevait du patronage du prieuré casadéen (Chaise-Dieu) du Moûtier à Jaligny. Le desservant devait d'ailleurs s'acquitter d'une taxe ou "don gratuit" auprès du monastère qui pourvoyait au bon fonctionnement du lieu de culte.

          Quoi qu'il en soit, si nous savons que, dès le Moyen-Âge, Billy possédait un prêtre (et peut-être des adjoints) chargé de la cure paroissiale, nous pouvons aussi nous demander où celui-ci logeait. En vérité, certainement dans une demeure à proximité (voir photo) qui sera alors vouée à cette fonction durant plusieurs siècles. En effet, constatons la présence d'un bâtiment ancien (XVIème siècle) qui a dû jouer ce rôle autrefois.  On perçoit d'ailleurs encore nettement la façade à pan de bois et les corbeaux supportant l'étage.  

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